Protection des espèces 
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Protection des espèces et convention de la Cites

"Si les parents nous ont donné la vie, c’est la forêt qui l’alimente. D’elle nous tirons les quatre éléments nécessaires à la vie: la nourriture, le refuge, le vêtement et les médicaments.  Elle équilibre l’air que nous respirons, purifie l’eau que nous buvons et produit le sol sur lequel nous cultivons nos récoltes. Elle nourrit l’esprit de la même manière qu’elle nourrit le corps. Nous devrions lui en être infiniment reconnaissant, pour le moindre bosquet, pour le moindre arbre et pour la moindre feuille."    Fondation Dhammanaat en Thailande.

"Il nous faut écouter battre le coeur des arbres, car les arbres sont comme nous des êtres vivants." Mouvement Chipko.

"Qu’est ce que l’homme sans les animaux ? S’ils disparaissaient, l’homme mourrait de solitude spirituelle car tout ce qui arrive à l’animal arrivera aussi à l’homme, tous les êtres vivants étant liés."  Chief Seathl 1855

Ces quelques citations n’émanent pas de gens de chez nous mais de peuples qui ont encore des liens solides avec la nature. Certaines ne sont pas récentes ce qui montre que le problème de la disparition de la nature et des animaux ne date pas d’hier. 

Néanmoins elles ont gardé toute leur force aujourd’hui. Plus que jamais il est temps de réaliser à quel point une prise de conscience doit se développer et des décisions urgentes prises.
Les plus importantes étant de protéger les zones sauvages qui subsistent par la création de sanctuaires où toute exploitation économique serait bannie. Cette politique doit être prise en charge par tous les Etats de la planète et en particulier les plus riches même si les régions souvent concernées sont en Afrique, en Asie ou en Amérique du sud.


L' ENGAGEMENT DE VIE SAUVAGE

Nous apportons chaque année une aide financière à deux associations :

- L’ASPAS (association pour la protection des animaux sauvages en France)
Oui en France aussi nous oublions qu’il y a des animaux sauvages et qu’ils sont la plupart du temps chassés, persécutés et même souvent considérés par la loi française comme nuisibles. Nous soutenons cette association qui fait un travail remarquable pour que change dans notre pays cette relation entre l’homme et l’animal sauvage.
- Les  Amis des Bonobos du Congo (ABC)
 Le Bonobo ressemble au chimpanzé. C’est le primate le plus proche génétiquement de l’homme. Il vit uniquement dans le nord du Congo et il est en extrême danger à cause de l’exploitation forestière principalement.

QU’ EST CE QUE LA CITES ?

Signée à Washington le 3 mars 1973, la “ Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore menacées d’extinction ”est entrée en vigueur le 1er juillet 1975 avec 10 Etats membres.
Aujourd’hui plus de 120 pays sont signataires. Cette convention regroupe les espèces en 3 annexes:
L’annexe 1 comprend toutes les espèces menacées d’extinction qui sont ou pourraient être affectées par le commerce.
L’annexe 2 regroupe toutes les espèces potentiellement menacées d’extinction par une exploitation incontrôlée. Le commerce international est autorisé avec l’émission d’un permis d’exportation.
L’annexe 3 implique quelques restrictions au commerce.
Chaque Etat peut adopter des mesures internes plus strictes que celles préconisées par la CITES. Les contrôles aux entrées et sorties du territoire sont exercés en France par les douaniers.



TOURISME, IMPACTS, COMPORTEMENTS


C’est une question d’actualité de la plus haute importance car le tourisme se développe sans cesse et des régions encore inaccessibles ou même inexplorées il y a quelques années deviennent aujourd’hui visitées par un nombre croissant de gens.
L’impact de l’activité touristique sur ces régions sauvages, sur les populations qui y vivent de manière traditionnelle avec leur culture différente de la nôtre, sur les espèces animales et végétales, doit être étudié de près.
Développer le tourisme dans l’Okavango, dans le désert du Namib, dans le Turkana ou dans la vallée de la Luangwa, dans la forêt en Centrafrique au Gabon ou en Amazonie, n’est ce pas encourager la construction de routes, d’hôtels, de consommation d’énergie, de consommation d’eau, finalement n’est ce pas aller à l’encontre de la protection de cette nature ?
Nous connaissons bien certains effets sur des cultures locales pourtant d’une extraordinaire richesse, et qui se diluent, se perdent au contact de l’argent qui gagne du terrain là où auparavant il était marginal.
Bien sûr il y a d’autres facteurs pour lesquels des populations renoncent à leur mode de vie, qu’il soit basé sur la chasse, la cueillette, la culture ou l’élevage. Souvent la nature en s’appauvrissant ne leur procure plus les ressources qui les faisaient vivre. Par exemple la déforestation raréfie les animaux, les fruits et les plantes nécessaires à l’alimentation et au mode de vie de certaines populations. L’agriculture a privé les Massaï de nombreuses terres où ils amenaient leur bétail pour éviter par exemple le contact et le risque de maladie lors des migrations de gnous au Kenya.
A Vie Sauvage nous souhaitons que chaque voyageur soit conscient de ces questions. En connaissant mieux les enjeux nous pouvons ensuite agir en conséquence, et mieux mesurer la portée de nos actes et de notre comportement.
Car nous tous qui rêvons de contrées sauvages car elles sont belles et différentes, qu’elles font partie de cette planète que nous empruntons aux générations qui viennent, pourrions nous imaginer une terre sans forêt tropicale, sans baleine, sans tigre ou sans éléphant ?
Dans le passé et aujourd’hui encore chez certains peuples, les hommes ont toujours eu besoin de cette nature mystérieuse, de ses animaux qui nous font rêver ou qui nous effraient, et de toutes ces merveilles végétales.
Nous souhaitons prendre part à notre modeste niveau à ce débat auprès de nos prestataires, de nos clients, et de tous les acteurs intéressés. C’est en tous cas notre souhait de ne pas être partie prenante d’un processus qui pourrait détruire ce que nous souhaitons ardemment préserver.
Notre brochure distingue des rubriques telle :
Circuit Aventure caractérisé principalement par le camping. L’impact du camping, ou du bivouac, est moindre. Pas ou peu de création d’infrastructure consommatrice d’énergie telle l’eau, l’électricité, moins d’impact perturbateur sur les populations qui vivent de manière originale et autonome.
Circuit en lodge ou en hôtel. Nous favorisons tout projet hôtelier ayant intégré les impacts sur l’environnement et les populations. Par exemple, des petites structures, utilisant les matériaux locaux, peu consommatrice en eau et énergie. L’énergie solaire se développe en Afrique. Certains lodges   renoncent à toute électricité.
Un avantage : pas de bruit de générateur. Une architecture bien étudiée dispense de toute climatisation par exemple.
Nous adoptons donc un certain nombre de positions et de règles dont nous informons nos clients et nos partenaires dans les pays concernés. 


ECOTOURISME ET SAUVEGARDE DE LA BIODIVERSITE

Lorsque nous avons commencé notre activité touristique en 1993 peu de personnes donnaient un sens à ces mots : éco-tourisme, biodiversité.
Chez Vie Sauvage nous sommes venus au tourisme par amour de la biodiversité et volonté de la sauvegarder. C’est un concept abstrait pour qui vit en ville et n’en sort jamais.
Mais celui ou celle qui a eu la chance ou l’occasion de découvrir la nature, ses plantes, ses animaux en Afrique ou même en France, alors la biodiversité apparaît évidente et comme une réalité de la plus grande importance. Et comment l’homme pourrait il vivre dans un monde sans diversité et sans vie?
Quelle tristesse absolue et ce serait probablement sa propre fin.

Concrètement il y a aujourd’hui des régions dans le monde qui sont encore sauvages mais qui sont hautement menacées par le (dit) développement : routes, exploitations forestières et minières, barrages, agriculture  etc.. .  Nous considérons que l’éco-tourisme est une activité économique qui pourrait apporter aux populations de ces régions dites pauvres une motivation pour préserver leurs habitats et les animaux en répondant à certains de leurs besoins.
Par exemple le Sud de la Tanzanie. La réserve de Selous est une des plus grandes d’Afrique avec 5 millions d’hectares. A l’extérieur de cette réserve, en particulier au sud jusqu’au Mozambique et la réserve de Niassa il y a encore des antilopes, lions et des éléphants. Mais sans soute plus pour longtemps. Sauf si une politique de préservation se mettait en place et si les villageois avaient de réelles raisons d’accepter la cohabitation avec ces animaux. Ce qu’il sont toujours fait par la force des choses alors qu’ils étaient moins nombreux et moins forts par rapport à ces animaux.
Plusieurs communautés villageoises se sont organisées (Communal Wildlife Management area) pour gérer leurs terres de manière durable en retirant de réels avantages et revenus de leurs ressources naturelles. Le tourisme et la chasse apparaissent comme des débouchés naturels mais le statut de ces CWA et sa capacité à apporter un niveau de vie meilleur sont encore incertains. Les aides des donateurs (privés et étatiques) sont encore un élément essentiel de cette stratégie économique mais nous avons la manifestation de l’intérêt porté par ces populations à l’éco-tourisme pour sauvegarder la faune sauvage. 


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Ces voyages sont proposés par
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